Le nombre d’images par seconde, souvent abrégé en i/s ou fps, indique combien d’images fixes une caméra enregistre pendant une seconde. Au cinéma, la cadence de référence est généralement de 24 images par seconde, mais 25, 30, 50, 60, 100 ou 120 fps peuvent répondre à d’autres besoins.
Ce choix influence la fluidité du mouvement, le flou de mouvement, la possibilité de créer un ralenti, la quantité de lumière nécessaire et le poids des fichiers. Il doit donc être décidé avant le tournage.
Comment une succession d’images crée-t-elle un mouvement ?
Un film est une suite d’images fixes affichées très rapidement. Notre système visuel relie ces informations successives et perçoit un mouvement continu. Le flou enregistré pendant chaque exposition participe également à cette sensation naturelle.
Une seconde tournée à 24 fps contient donc 24 images distinctes. Une minute en contient 1 440 et une heure 86 400.
Pourquoi le cinéma utilise-t-il 24 images par seconde ?
À l’époque du cinéma muet, les cadences variaient souvent et pouvaient être plus faibles. Avec l’arrivée du son synchronisé, il fallait une vitesse suffisamment stable pour reproduire correctement l’image et la bande sonore. La cadence de 24 images par seconde s’est progressivement imposée comme standard du cinéma sonore.
Elle reste associée au rendu cinématographique : le mouvement conserve un léger flou et une fluidité différente de celle des cadences élevées. En vidéo numérique, vous rencontrerez aussi 23,976 fps, une cadence très proche utilisée dans certains flux techniques.
24, 25, 30, 50 ou 60 fps : que choisir ?
- 24 ou 23,976 fps : choix courant pour une fiction destinée à un rendu cinéma.
- 25 fps : très utilisé en Europe pour la télévision, la vidéo institutionnelle et les projets intégrés à un environnement électrique de 50 Hz.
- 30 ou 29,97 fps : courant dans certains environnements télévisuels, sur le web et en Amérique du Nord.
- 50 ou 60 fps : mouvement plus fluide, utile pour le sport, certains contenus numériques et les ralentis modérés.
- 100, 120 fps ou davantage : destiné principalement aux ralentis prononcés, si la caméra et la lumière le permettent.
Pour un court-métrage en France, 24 ou 25 fps sont les choix les plus simples. Le plus important est de définir une cadence principale et de vérifier les exigences de diffusion avant le tournage.
Comment créer un ralenti ?
Pour obtenir un ralenti fluide, la caméra enregistre davantage d’images que la cadence de diffusion. Une séquence tournée à 50 fps puis lue à 25 fps dure deux fois plus longtemps. À 100 fps sur une timeline de 25 fps, elle est ralentie quatre fois.
Filmer à haute cadence demande généralement plus de lumière, une vitesse d’obturation plus rapide et davantage d’espace de stockage. Certaines caméras réduisent également la définition ou la qualité d’enregistrement lorsqu’elles atteignent leurs cadences maximales.
Images par seconde et vitesse d’obturation
La cadence indique le nombre d’images enregistrées. La vitesse d’obturation indique pendant combien de temps chacune de ces images est exposée. Les deux réglages travaillent ensemble.
Pour obtenir un flou de mouvement considéré comme naturel, on utilise souvent l’équivalent d’un angle d’obturation de 180° : environ 1/48 s à 24 fps, 1/50 s à 25 fps, 1/100 s à 50 fps et 1/120 s à 60 fps. Ce n’est pas une obligation artistique, mais un point de départ fiable.
Une vitesse plus rapide rend chaque image plus nette et les mouvements plus saccadés. Une vitesse plus lente crée davantage de traînées et de flou.
Peut-on mélanger plusieurs cadences dans un film ?
Oui, à condition de le prévoir. Choisissez d’abord la cadence de votre timeline et de votre export final. Réservez ensuite les cadences élevées aux plans destinés au ralenti.
Une séquence tournée à 30 fps et placée sans adaptation dans un projet à 25 fps peut produire des saccades ou une interpolation indésirable. Faites un test complet, du tournage à l’export, surtout si vous mélangez plusieurs caméras.
Explication en vidéo
Les erreurs fréquentes
- Tout filmer à 60 ou 120 fps « au cas où », sans intention de ralenti.
- Confondre cadence d’enregistrement et cadence de diffusion.
- Oublier d’adapter l’obturation et l’éclairage lorsque la cadence augmente.
- Mélanger 24, 25 et 30 fps sans tester la conversion.
- Choisir une cadence avant de vérifier les contraintes du montage et de la diffusion.
Le choix de la cadence doit être cohérent avec le découpage technique, les capacités du capteur de la caméra et le flux de montage vidéo.
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